ARNALDUR INDRIDASON
« Les gens heureux n’ont pas d’histoire ; ceux que j’appelle les “squelettes vivants”, si ! ». Voilà pour l’acte de naissance de l’inspecteur Erlendur, signé du clavier d’Arnaldur Indridason. Son personn age de flic solitaire et maussade, traînant le poids d’une vie privée désolante au fil d’enquêtes éprouvantes, lui vaut d’être aujourd’hui le fer de lance de la nouvelle vague du thriller islandais. Traduction dans plus de vingt langues, publication dans vingt-six pays, pluie de récompenses (Prix Clé de verre du roman noir scandinave et Prix Mystère de la critique 2006 pour LA CITE DES JARRES et LA FEMME EN VERT, Prix des lectrices de Elle, Grand Prix de littérature policière pour LA VOIX, Prix du Polar Européen du Point pour L’HOMME DU LAC…) : le palmarès en impose.
La carrière fulgurante d’Arnaldur a pourtant failli tourner court, avec l’ombre d’un père cité parmi les auteurs phare du XXe siècle, et un mépris du genre littéraire par les Islandais, fiers d’une île sans histoire ni fait-divers saignants. Journaliste à 20 ans, critique cinéma à 25, il en attendra 34 pour être écrivain, et 39 pour devenir star du polar.
Avec LA CITE DES JARRES en 2000, troisième opus de la saga Erlendur, c’est le jackpot : carton plein en Islande, éloge des premiers de la classe (« prenant et lyrique », dixit Harlan Coben), première traduction en anglais, puis en français pour une parution en… 2005. La recette est cristalline : réalisme psychologique, atmosphère sans viscères, et une touche d’exotisme insulaire. « J’ai toujours été fan d’auteurs comme Ed McBain, où l’accent est mis sur l’authenticité des caractères. Si le lecteur se souvient davantage des personnages que de l’histoire, j’ai atteint mon objectif ». S’il se dit volontiers obsédé par la thématique du temps qui passe, Indridason ne prend guère le sien : à raison d’un livre par an depuis 1997, il s’apprête à retrouver son inspecteur torturé pour la neuvième fois. Et ne compte pas forcément respecter la règle de dix. Il y a deux ans, le prolixe auteur prétendait ne pas vouloir toucher au cinéma : « Etre cinéaste en Islande, c’est un dur métier. Je ne me suis pas mêlé de JAR CITY mais je suis curieux et impatient de voir comment son réalisateur s’est approprié Erlendur ». Cinq Edda Awards (les César islandais) plus tard, dont Meilleur Film et Réalisateur, Arnaldur Indridason s’emballe : « Baltasar m’a impressionné par son travail d’adaptation de mon roman au grand écran : il a su utiliser le meilleur de la littérature et du
cinéma, pour arriver à un résultat excellent. Je dois avouer que le film m’a surpris. L’histoire m’est en quelque sorte apparue comme nouvelle et captivante. JAR CITY est passionnant. J’ai également été impressionné par l’interprétation d’Ingvar E. Sigurdsson dans le rôle de l’inspecteur Erlendur. Ce personnage étrange, portant en lui ses problèmes complexes, en devient un type difficile à oublier. » Et le voilà qui cosigne le scénario original de REYKJAVIK-ROTTERDAM, un thriller d’Óskar Jónasson, avec un certain Baltasar Kormákur dans la distribution. A 47 ans, l’écrivain amorcerait-il un nouveau virage à succès ?
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ARNALDUR INDRIDASON
Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961, où il vit actuellement. Diplômé en histoire, il a été journaliste et critique de cinéma. Il est l’auteur de romans noirs, dont plusieurs best-sellers internationaux, parmi lesquels LA CITÉ DES JARRES paru en Islande en 2000 et traduit dans plus de vingt langues (Prix Clé de verre du roman noir scandinave, Prix Mystère de la critique 2006 et Prix Coeur noir), LA FEMME EN VERT (Prix Clé de verre du roman noir scandinave, Prix CWA Gold Dagger 2005 et Grand Prix des lectrices de Elle 2007), LA VOIX et et L’HOMME DU LAC (Prix du polar européen 2008).
Les livres d’Arnaldur Indidason sont publiés en grand format aux Editions Métailié et repris en format poche aux Points.
LA VILLE DE L’HIVER, son prochain titre, paraîtra en septembre 2009 aux Editons Métailié.

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